Beaucoup de dirigeants laissent leur trésorerie dormir sur un compte courant ou sur un compte à terme.
Pendant longtemps, cela pouvait se comprendre, les rendements étaient élevés.
Mais aujourd’hui, avec l’évolution des taux et la baisse progressive des rendements des comptes à terme, la question mérite d’être reposée.
Le fonds en euros redevient un outil intéressant.
Comment fonctionne un fonds en euros ?
Le fonds en euros est un support proposé dans les contrats d’assurance-vie ou de capitalisation (pour les personnes morales)
Son principe est simple :
- Le capital est garanti.
- Les intérêts versés chaque année sont définitivement acquis, et le rendement est calculé tous les jours
- Il n’y a pas de volatilité visible comme sur les marchés actions.
Donc, si vous sortez au bout de 6 mois, vous aurez 6 mois de rendement acquis (il ne faut simplement pas casser le contrat à 100%)
L’assureur investit majoritairement en obligations, avec une part mesurée d’actifs diversifiés, ce qui permet de générer un rendement régulier.
Aujourd’hui, certains fonds en euros distribués via des établissements privés affichent des rendements compris entre 3 % et 4.5 % net de frais de gestion, selon les conditions et les encours.
Pourquoi cela peut être pertinent pour une entreprise ?
Une entreprise a souvent une trésorerie stable :
- en attente d’un investissement,
- en réserve de sécurité,
- ou destinée à un projet à moyen terme.
Placer cette trésorerie sur un fonds en euros permet :
- de sécuriser le capital,
- de générer un rendement supérieur à un compte courant,
- tout en conservant une certaine disponibilité.
C’est un outil de gestion prudente, mais optimisée.
Et par rapport à un compte à terme ?
Le compte à terme offre également un capital garanti.
Mais il présente deux limites :
- un rendement parfois en baisse,
- une immobilisation des fonds pendant une durée déterminée.
Le fonds en euros, lui, permet généralement des rachats partiels ou totaux, selon les conditions du contrat, sans pénalité spécifique sur le support lui-même, ce qui est le cas au Luxembourg.
Cela apporte plus de flexibilité.
Le cas particulier des contrats luxembourgeois
Certains contrats luxembourgeois bénéficient du mécanisme du “triangle de sécurité”.
Sans entrer dans le détail technique, cela signifie que les actifs sont déposés auprès d’une banque dépositaire distincte de l’assureur, avec un contrôle du régulateur luxembourgeois.
Dans certains cas, ces contrats ne prévoient pas de pénalité spécifique sur le fonds en euros en cas de retrait.
Cela peut constituer un avantage supplémentaire en matière de sécurité et de souplesse.
Est-ce adapté à toutes les entreprises ?
Non.
Le fonds en euros reste un outil défensif.
Il est particulièrement adapté :
- à une trésorerie excédentaire,
- à un horizon court ou intermédiaire,
- à un dirigeant souhaitant préserver le capital.
En revanche, si la trésorerie n’est pas nécessaire à court terme et que l’entreprise peut accepter un peu plus de volatilité, d’autres solutions peuvent être envisagées.
Conclusion : Placer sa trésorerie d’entreprise sur un fonds en euros à capital garanti reste pertinent aujourd’hui.
On combine :
- sécurité du capital,
- rendement compétitif,
- souplesse d’utilisation.
Ce n’est pas un outil de performance agressive.
C’est un outil de gestion prudente et intelligente de la trésorerie.



